Franche Com

La naissance de Franche Com

ou quand la Vie vous fait faire un virage à 180 °

par Blandine Devel

Beaucoup de personnes me demandent comment j’en suis venue à faire de l’hypnose ou des soins énergétiques alors que que j’étais professeur de physique🤔 . Je n’ai pas vraiment choisi.  J’ai plutôt l’impression que la Vie m’y a conduite. Si vous désirez mieux connaître mon parcours, le voici :

J’ai toujours voulu transmettre. De 2 à 14 ans, je voulais être maîtresse, professeur… Je voulais enseigner.
En même temps, je voulais apprendre, comprendre le monde, et l’Univers. A 14 ans lorsque j’ai entendu le mot “astrophysique”, cela a été comme une illumination soudaine : la certitude que c’était ma destinée ! Alors j’ai travaillé dur (j’étais une élève studieuse mais loin d’être excellente) pour être astrophysicienne. J’ai connu de nombreux moments difficiles, des découragements, mais j’ai serré les dents, et j’ai persévéré… Comme j’étais persuadée être sur mon Chemin de Vie,  je taisais ma fatigue et mes doutes pour aller jusqu’ au bout.
J’ai passé l’agrégation de physique et j’ai eu un poste de professeur en lycée à Villepinte, puis à Vitry-sur-Seine, et pendant ces deux ans j’ai continué mes études en Astrophysique et Techniques Spatiales à l’Université Paris 6. Chaque semaine, pendant 4 jours j’étais au lycée et je travaillais pour mes élèves, et les trois autres jours, j’étais au laboratoire de recherche et je travaillais pour ma thèse. Ce sont les années les plus difficiles que j’ai eu à vivre en terme de quantité de travail (transport compris). Pas de soirées, pas de week-end, pas de vacances… mais je savais pourquoi !
 
 
Heureusement, je me suis rendu-compte dès que je suis entrée dans une classe que je m’y sentais tout à fait à ma place. Ces deux années de lycée ont été très riches et m’ont fait réfléchir sur ce qui m’apparaissait être la problématique centrale de mon métier :
  • Comment transmettre mes connaissances du mieux possible ? Comment aider ceux qui ont des difficultés à comprendre ?
  • Comment fait-on pour transmettre un savoir à des élèves qui ne sont pas prêts, pour de multiples raisons, à recevoir cet apprentissage ?
  • Qu’est-ce que j’estime être le plus important dans la vie ? transmettre un savoir ou accompagner mes élèves à prendre confiance en eux et en la vie?

J’avais l’intuition que le programme de sciences ne pouvait être, dans certaines situations difficiles, que le prétexte à apprendre quelque chose de plus fondamental. Mais je ne savais pas encore quoi ni comment.

Puis j’ai accepté un poste de professeur à la faculté des sciences de Besançon. Au moins j’étais au même endroit pour mes cours et ma recherche ! Pour pouvoir continuer ma thèse dans de bonnes conditions, je n’ai pas eu d’autre choix que de me mettre à temps partiel de mon emploi d’enseignante de physique, toute tentative pour me mettre en disponibilité ou en année sabbatique m’ayant été refusée. J’ai obtenu ma thèse puis j’ai eu ma première fille… mais pas de poste d’enseignant-chercheur. J’ai alors choisi d’abandonner la recherche, car il était trop difficile pour moi de faire correctement trois métiers : professeur et responsable de filière, chercheuse passionnée bénévole, et mère. Abandonner la recherche a été un choix traumatisant car j’avais l’impression d’abandonner ce pour quoi j’étais sur Terre. J’avais surmonté toutes les difficultés grâce à cette croyance. Mais continuer, c’était le faire au détriment de ma famille, et ça, il n’en n’était pas question.

crédit photo : free-photos, pixabay
crédit photo : Juraastro, Wikimédia
En 2001, alors que je revenais de mon troisième congé de maternité, un collègue m’a demandé si j’acceptais de suivre des étudiants en stage : ils étaient inscrits dans le Diplôme d’Université (D.U.)  E=MC2 (pour Emploi = Méthode + Communication + Culture d’entreprise). De 18 à 40 ans et de bac à bac+8, ils effectuaient des stages dans tout secteur d’activité, ce qui m’a permis de connaître de nombreuses filières professionnelles lors des « suivi de stage ». Je me suis alors rendu-compte à quel point les difficultés relationnelles, pouvaient être pénalisantes quel que soit l’emploi.
 
L’année suivante, j’ai accepté la responsabilité du D.U. E=MC2. Comme il n’y avait pas de physique dans le programme de cours, et que je voulais connaître mes étudiants, je me suis  formée aux techniques de recherche d’emploi, et de construction de projet professionnel. Puis, compte tenu de quelques déboires arrivés sur les lieux de stage, j’ai voulu comprendre le management en entreprise afin de leur transmettre les différentes attentes des professionnels. Toujours pour mieux les aider, dans leur projet ou dans leurs stages, je me suis ensuite formée en PNL (programmation neuro-linguistique), en communication, puis en Communication NonViolente (CNV). Pendant 10 ans, nous avons essayé, l’équipe pédagogique et moi-même, de les accompagner du mieux possible, que ce soit en individuel ou en formation.
 
Je suis également devenue responsable de la Formation Générale Scientifique FGS qui permet aux étudiants en difficulté au premier semestre de licence, de repartir sur de bonnes bases scientifiques. Dans cette filière, j’ai animé des formations de «communication – projet professionnel», dont le but était de permettre aux étudiants de réfléchir à leur orientation future, ainsi qu’à leur réorientation éventuelle vers d’autres filières.
Je donnais également des cours soutien scientifique, et j’animais les formations “Atelier Projet Professionnel” de presque toutes les licences de sciences. Sans m’en rendre compte, année après année, je lâchais mes cours de physique pour être de plus en plus dans la formation et l’accompagnement.
 
En 2006, je suis allée voir une thérapeute, suite à une angoisse tout à fait irraisonnée, dont j’ai d’ailleurs compris la cause, seule, deux jours après. Très intéressée par sa vision de la vie, je suis retournée la voir et elle m’a accompagnée sur un chemin de développement personnel. Au cours d’un échange, elle m’a dit une phrase qui m’a marquée d’autant plus que je ne la comprenais pas:
 
Tu veux aller dans les étoiles et comprendre l’univers, et tu vas y arriver, mais pas par les sciences ! Tu t’es juste trompée de route”.
 
A l’époque, je ne voyais pas d’autres routes possibles. J’étais en plein deuil de mon “destin”, et en même temps sans même m’en rendre compte, j’étais déjà en route vers ailleurs

Dix ans après, en 2011, devant le manque de financement du D.U. E=MC2, j’ai choisi avec tristesse 😞 quitter la responsabilité de cette formation. Refaire des cours de physique me semblait possible, mais incohérent : je commençais à penser que si la Vie m’avait menée hors des sciences, il devait bien y avoir une raison. Surtout, sidérée par l’impact sur ma propre vie de ce que j’avais récemment appris,  j’ai finalement choisi de quitter mon poste à l’Université et de créer mon auto-entreprise. A l’heure des nombreux suicides en entreprise, des risques psycho-sociaux en hausse, et des harcèlements moraux dont on parlait de plus en plus, il me semblait impossible de ne pas transmettre les clés d’une communication claire et apaisée, tellement efficace pour améliorer ses relations et travailler sereinement. C’est ainsi que Franche Com est née : de l’envie d’une communication franche (claire, bienveillante et apaisée) en Franche-Comté. Pour mon logo, j’hésitais entre un 🌈 et un 🦋. J’aimais bien l’idée de l’arc en ciel qui représentait pour moi un chemin et un pont lumineux. Le professionnel qui a créé mes cartes de visite a choisi pour moi : une main stylisée d’où s’envole un papillon très coloré !

Ce qui est amusant, c’est qu’un jour, j’ai eu l’ irrépressible envie de retourner voir ma thérapeute. Je ne savais même pas pour quelle raison. La première chose qu’elle m’a demandé une fois assise est :

– te rappelles-tu de ton dernier dessin ?

(je dessinais à la fin de certaines séances). Devant ma réponse négative elle a ouvert mon dossier et a sorti une feuille sur laquelle j’avais dessiné un papillon plein de couleurs ! J’ai compris à ce moment là que le nouveau cycle dans lequel je croyais entrer avait déjà commencé depuis plusieurs années sans que je ne m’en aperçoive. Pendant 10 années (2001-2011), sans que je le sache, la 🐛 se préparait pour que naisse le 🦋 

logo de Franche Com : Formation hypnose reiki tipi

Pendant que je faisais les démarches pour créer Franche Com, je me suis formée au coaching et j’ai continué à me former en CNV, ainsi qu’à la méthode TIPI.  J’ai ainsi acquis une « boite à outils » dans laquelle je peux puiser pour apporter un accompagnement sous forme de coaching individuel, de groupe ou sous la forme de formations. La PNL m’a amenée à étudier l’Hypnose Ericksonnienne, puis je suis partie à Paris, me former à l’Hypnose  Humaniste avec Olivier Lockert et Patricia d’Angeli.

Le coaching et l'hypno-coaching

Méthode de désactivation émotionnelle

Hypnose Humaniste

formation parthumprchgo de Pixabay

Formations

 En même temps une amie  me proposait de nous installer ensemble  professionnellement à La Traverse, avec un local assez grand pour faire de la formation et des accompagnements individuels. Voici son évolution en images…

❤️ J’en profite pour remercier du fond du cœur toutes les personnes qui ont contribué à faire de ce lieu, un lieu vivant et chaleureux ❤️

 Alors que nous venions de meubler la salle,  elle m’a proposé de nous faire initier toutes les deux au REIKI à la Traverse, afin d’inaugurer ensemble notre association en quelque sorte. J’ai accepté sans savoir ce qu’était le REIKI. Une fois initiée, en élève disciplinée, j’ai fait mon auto-traitement puis j’ai testé sur ma famille les soins Reiki. D’abord incrédule, je me suis rendu-compte rapidement des effets. Comme je voulais en savoir plus, j’ai lu un livre de Patrice Gros, formateur à Nice. Nice est une ville où j’ai de la famille et dans laquelle je n’avais pas pu me rendre depuis de très nombreuses années. Cela m’a semblé un signe. Le Reiki est alors entré dans ma vie. J’effectue d’ailleurs chaque année avec beaucoup de joie une retraite “méditation et reiki” dans le magnifique arrière-pays niçois avec Patrice Gros, Don Alexander et des amis que je retrouve à cette occasion.

De la même manière, le LaHoChi, un soin énergétique en essence très proche du Reiki, est, lui aussi, arrivé dans ma vie par le plus grand des hasards. J’ai accompagné à Paris, ma fille, qui souhaitait donner des soins énergétiques aux animaux. Je ne souhaitais pas être formatrice en soins énergétiques. Pourtant, en rentrant de ma formation LaHoChi, une personne  m’a demandé avec insistance de la former à ce soin pour qu’elle puisse s’auto-traiter en toute autonomie. J’ai finalement accepté et forme maintenant régulièrement avec bonheur des personnes en LaHoChi.

Depuis 2001, tout s’est enchaîné avec une facilité déconcertante. Autant je me suis battue pour aller dans les sciences, autant je n’ai eu qu’à me laisser porter par les opportunités quand j’ai quitté les sciences. Cependant mon parcours m’apparait totalement cohérent : Apprendre, Comprendre et Transmettre sont devenus Accueillir, Vivre l’expérience, et Être en lien. Chercher est juste le moteur, l’impulsion… pour aller vers plus de Conscience.

Crédit photo : Franche Com

C’est avec bonheur que j’accompagne maintenant des personnes lors de séances individuelles (thérapie, coaching, ou formation) ou de groupe (formation, coaching, méditations). Au regard de mon propre parcours, il me semble que nous sommes là pour nous réaliser, et il y a de très nombreuses manières de le faire. Chaque chemin est différent, et pourtant nous amène au même endroit :

Se réaliser n’est pas un but, c’est devenir Conscient.e 😉

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