Franche Com

La roue du changement

J’ai récemment évoqué dans un article précédent, le mal-être causé par une généralisation inconsciente des phénomènes. Cette généralisation va souvent de pair avec une vision linéaire des choses.

Par exemple, lorsque je demande à quelqu’un: “comment est votre moral en fonction du temps, depuis que cela ne va pas ?“, j’ai un dessin avec des courbes qui peut ressembler à cela :

Au départ, la personne va montrer avec des courbes les fluctuations passées de son moral (en rouge), et lorsque je lui demande comment elle voudrait que cela soit à partir d’aujourd’hui, je vais avoir alors des portions de droite qui montent ou restent stable au cours du temps. C’est ce que l’on voudrait tous n’est-ce pas ? Mais malheureusement cela n’est pas possible. Le fait, lorsqu’on ne va pas bien, de tourner son espoir vers un moral toujours au beau fixe, alors même qu’une partie de nous sait que cela n’est pas possible (inconsciemment, nous savons très bien que la courbe ne peut pas que monter, ni même rester constante) rajoute une souffrance supplémentaire à ce que l’on vit. Où est l’espoir ? Est-ce que je vais toujours vivre avec le moral dans les chaussettes ? Il n’y a rien à faire qu’à subir ? Généralisation dans le positif, comme dans le négatif, peut-être l’avez-vous lu dans mon précédent article : la généralisation entre utilité et souffrance

Depuis des millénaires, nous avons entendu des phrases telles que “tout est changement”, “tout est impermanent” (une des trois caractéristiques de l’existence dans le bouddhisme). Une citation est souvent citée :

“Il n’est rien de constant si ce n’est le changement”

Socrate aurait cité:

“Héraclite dit que toute chose se meut et que rien n’est stable”

et Arnaud Desjardins :

“La vie s’exprime dans une séquence perpétuelle de changements. La naissance de l’enfant est la mort du bébé, tout comme la naissance de l’adolescent est la mort de l’enfant”

Bref, on sait que la roue tourne, qu’après l’hiver vient le printemps etc etc… mais comment aller mieux ? Ces belles pensées ne suffisent pas forcément à nous sentir plus serein.e.

Le changement est vu dans notre imaginaire collectif sous la forme d’un cycle. L’arcane X du tarot de Marseille est la roue de la fortune (image en haut) et représente cette notion inéluctable du changement qui arrive à un moment donné d’une situation

La “roue du changement” établie par le philosophe, écrivain, formateur et coach Frederic M. Hudson (1934-2015) est un outil pour avoir une vision qui nous aide et nous apporte plus de bien-être. Hudson a découpé ce cycle en plusieurs “parts” qui se vivent toutes:

la roue de Hudson

Au départ, il y a un rêve, une idée, un projet. Ensuite nous planifions le projet, puis tout roule (c’est le plateau où, sans avoir à mettre de l’énergie, le projet se déroule bien). Il arrive ensuite un moment, où pour que cela fonctionne encore, je doive remettre de l’énergie, ce n’est plus aussi facile, ni enthousiasmant, cela demande des efforts. Alors je m’aperçois qu’il y a des choses que je ne souhaite plus. Je trie. Enfin cela ne fonctionne plus pour moi. C’est la fin. Cela peut être une petite fin ou une grande fin. On peut alors aller vers une restructuration rapide en suivant les flèches horizontales qui vont nous mener vers un nouveau projet, un nouveau rêve. Mais la plupart du temps, la fin est suivie d’une phase de repli sur soi, cocooning ou dépression. On n’a plus envie de voir les autres, on veut juste être tranquille. On ne va pas bien, mais une réflexion se créé à l’intérieur de nous, parfois encore inconsciente. Notre mental désespère ou réfléchit, fait le point. C’est une phase d’hiver nécessaire à un nouveau départ. Lorsqu’elle est aboutie, nous pouvons aller vers un renouvellement (avoir de nouvelles idées qui commencent à poindre, reprendre des contacts…), puis on commence à tester, à expérimenter jusqu’à ce que le nouveau rêve soit clair.

Cette roue est valable pour tout:

  • pour une tâche: j’ai envie de corriger mes copies, je me prépare, je corrige, je commence à en avoir marre, je regarde les copies qui ont peu de feuilles, j’arrête je vais boire un café, je vais me promener puis je regarde les copies qui me restent, j’en corrige une de plus. Je change de lieu ou de stylo, et hop c’est reparti!
  • Pour votre vie professionnelle (réarrangement de quelque chose ou fin d’une activité)
  • pour votre vie de couple (fin de la relation ou fin d’un fonctionnement dans la relation)
  • pour votre vie de famille
  • pour votre développement personnel
  • pour votre vie sociale
  • pour un pays
  • pour une civilisation

Il n’y a jamais de ligne droite. Le ligne droite est illusoire: lorsque le cercle est très grand (par exemple sur un très grand nombre d’années par rapport à nous) alors la courbure paraît être une droite, de la même façon que la ligne d’horizon nous parait droite.

On peut facilement avec cette roue définir le concept de crise: c’est la partie qui va de “c’est difficile” (on dit aussi “gérer le marasme”), à la dépression. Chaque étape a son importance, son utilité. Retenez aussi que la grandeur des secteurs de mon dessin est aléatoire. Certains peuvent durer quelques heures, quelques jours, quelques mois…

Comment se servir de cette roue pour mieux vivre nos moments difficiles ? Il suffit de la regarder, de repérer dans quel secteur nous sommes actuellement et quelle est l’énergie de ce secteur. Ainsi nous ne souffrons plus de l’illusion que cela ne doit pas être : C’est là, cela a du sens dans un cycle, et au lieu de lutter contre, nous pouvons nous demander ce qu’il y a à faire, à accepter, à intégrer, ou à transformer suivant le cycle dans lequel on est.

Par exemple en ce moment, je me sens dans une phase de repli sur moi. Je n’ai envie de rien, je me sens fatiguée, je n’ai pas d’énergie… OK ! C’est donc la phase d’hiver: de la méditation, de la tranquillité et je laisse venir ce qui vient, même si je suis morose. J’accueille mes sentiments, Je sais que bientôt j’apercevrai les petits signaux d’un nouveau démarrage.  Je vais être attentive à cela. Même si la période vécue peut me paraître lourde, longue, je sais qu’elle s’arrêtera parce que je sais que la roue continue. Alors autant profiter de ce qu’elle apporte, afin d’être prête et en pleine possession de mes moyens pour la phase d’après.  C’est très curieux de dire cela, mais parfois, il peut y avoir une espèce de joie profonde à s’autoriser à ne pas aller bien. Un peu comme celle d’un enfant qui a attrapé une maladie infantile et qui a le droit d’être chez lui, dans son lit ou sur le canapé, tranquille, en pyjama…

A contrario, que dès que je me dis “c’est long, cela n’en finit pas, j’en ai marre” une ligne droite infinie se dessine dans ma tête et j’ai l’impression que je ne sais pas comment sortir de cet état. Que j’en suis prisonnière. Qu’il m’est imposé et que je suis impuissante contre cela. Cela va amplifier encore ma tristesse, apporter de la colère.

Voilà, si cet article vous a intéressé, vous pouvez prendre le temps de regarder où vous en êtes dans chaque partie de votre vie et garder ainsi votre bâton de pouvoir en sachant ce qu’il y a à vivre pour vous dans ce moment, pour aller plus vite vers un nouveau rêve!

Je ne résiste pas à vous mettre une dernière citation, que je trouve très belle,  d’Epictète :

“Tout est changement, non pour ne plus être, mais pour devenir ce qui n’est pas encore”

Belle réflexion

Blandine

La généralisation : entre utilité et souffrance

La généralisation, indispensable à la Vie

Notre mental généralise tout ce qui se passe, quoi que nous fassions. Il est conçu pour cela. Grâce à cette faculté, nous pouvons vivre dans ce monde. Comme j’en donne souvent l’exemple dans mes formations, si votre sol est marron, votre tapis gris, ou votre mur jaune, cela ne veut pas dire qu’ils sont parfaitement uniformes, telle une couleur appliquée avec le logiciel paint.

rectangle jaune
Ce rectangle est jaune
ce mur aussi. Crédit photo pexel, pixabay

Il y a peut-être des motifs, des ombres, des aspérités qui font qu’il y a en fait plusieurs couleurs, mais tout le monde va comprendre grâce à la généralisation que votre mur est jaune. Voilà une bonne nouvelle ! grâce à la généralisation, vous n’avez pas besoin de décrire votre mur “pixel par pixel”😉 (et d’y passer des heures)

 De même, si vous dites que vous avez de l’herbe plein votre jardin, c’est une généralisation. Vous avez sans doute des fleurs quelque part, de la terre, du gazon ou de la mousse, mais comme notre esprit généralise, on comprend ce que c’est qu’avoir de l’herbe dans son jardin, même si chacun va interpréter cette information différemment et en avoir une représentation mentale différente.

La généralisation est nécessaire pour pouvoir apprendre et transférer ses connaissances. Lorsque j’ai appris ce qu’était de l’herbe, peut-être que l’on m’a montré un brin d’une sorte d’herbe, peut-être même était-ce le dessin d’une herbe sur un livre d’enfant. Et grâce à la généralisation j’ai su reconnaître un champ d’herbes.

De même, si on vous a appris ce qu’était un oiseau, grâce à la généralisation, vous savez reconnaître que tel animal est un oiseau, même si vous ne l’avez jamais vu de votre vie : Il a des plumes, il vole, il a deux pattes, un bec donc c’est un oiseau ! Super non ?

 

herbe
crédit photo Franche Com
ceci est un oiseau qui s'envole😅, crédit Franche com
 

La généralisation nous fait souffrir !

Oui mais voilà, dans ce monde tout a deux faces (coucou la dualité👋). Si la généralisation est absolument indispensable pour notre vie, elle provoque aussi une véritable souffrance. Pourquoi ? parce qu’elle est fausse par essence. Elle nous enferme dans une représentation qui n’est pas vraie, de laquelle on ne peut pas sortir facilement (on parle de gé-né-ra-li-sa-tion les ami.es, c’est énorme!) parce qu’elle induit des croyances et donc des comportements inadéquats.

Un exemple simple : “tu es toujours en retard” (vraiment toujours ? depuis qu’il/elle est né.e ? dans tous les domaines de sa vie ?). Si je dis cela à quelqu’un, je peux me sentir résignée, amère, triste, inquiète, ou en colère et impuissante. En effet je ne peux rien faire faire face à quelqu’un qui est toujours en retard ! Pourquoi ? parce que dans cette généralisation, je viens de faire de son comportement son identité : IL/Elle est en retard. Or, on sait intuitivement que l’on ne peut pas intervenir sur l’identité de quelqu’un. En plus, la personne à qui je dis cela peut avoir l’outrecuidance de me répondre “ce n’est pas vrai!” (“oh! vraiment?”😡). Elle se rappelle peut-être qu’elle était à l’heure pour prendre son train l’autre jour ?😉

 

Quand je dis “tous les …………………………….. sont comme cela” (à vous de remplir, il y a des milliers de généralisations possibles, quelle est la vôtre ?) je généralise ! et peut-être même que cela va me faire expérimenter de la colère, ou de la peur !

Exemple simple : “Tous les dobermans sont des chiens dangereux”. En pensant cela, vais-je être ouverte, en paix et joyeuse face au rottweiler de mon voisin ? Ma généralisation implique une croyance, qui va impliquer chez moi un comportement, qui va même peut-être empêcher ce chien de m’apprécier.

crédit vidéo Silaeff, Pixabay

Doberman Noël
crédit photo YamaBSN, pixabay

Voyons maintenant les généralisations temporelles :

Généralisation présent-futur

  • Imaginez que vous ayez le nez qui saigne. Si cela s’arrête rapidement tout va bien. Si c’est un peu trop long à votre goût, votre mental va généraliser “cela ne va jamais s’arrêter” et c’est l’inconfort, la peur ou même la panique.
  • Vous n’avez pas le moral aujourd’hui ? et hier non plus ? la généralisation peut faire passer une déprime (passagère) au stade dépression (cela ne va pas s’arrêter)
  • Je ne réussis pas ce que je suis en train de faire ? La dernière fois non plus ? alors je ne réussirai jamais : je suis nulle
  • Et ce virus qui n’en finit pas ? lorsqu’une partie de moi généralise, j’ai l’impression que jamais on ne reprendra une vie normale, ou qu’il y a un danger permanent, que plus jamais cela ne sera pareil, ou que je ne serai plus jamais libre.😩 Comment vivez-vous, avec cette pensée ?

Généralisation présent-passé

On la voit souvent dans le jugement de ce qui se passe maintenant par rapport à ce qui s’est passé hier, ou dit autrement, lorsqu’on on critique une action passée en fonction d’un contexte actuel :

  • J’aurais dû faire plus attention à elle lorsque c’était possible !” Sauf qu’à l’époque dans le contexte, vous aviez vos propres problèmes et que la personne ne disait rien. Mais votre mental généralise et vous fait croire que ce que vous vivez/savez maintenant , vous le viviez/saviez déjà hier avec la même importance que cela a pour vous maintenant
  • Les générations passées n’ont rien fait pour que la planète aille mieux, ils l’ont sur-exploitée!” Sauf qu’elles croyaient en un avenir où tout serait possible grâce à la technologie qui avançait de manière incroyable, qu’ils étaient dans une période de reconstruction matérielle, et que la plupart n’avait jamais entendu parler de réchauffement climatique. Même si cela existait, cette problématique majeure actuelle n’était pas LA problématique majeure à l’époque

 

Alors que faire ? On ne peut pas NE PAS généraliser parce que notre cerveau est construit comme cela, qu’il en a besoin, mais c’est un “outil” qui fait mal parfois. Que faire? Que faire ? 🤔 Et bien en avoir conscience ! savoir que là, je généralise, et que ce que je pense lorsque je généralise est forcément faux, (il y a bien toujours des exceptions non? – Hum ?quoi ? c’est aussi une généralisation ?😅)! Alors, je peux m’en amuser, comme dans une pièce de théâtre où l’on s’amuse d’un quiproquo parce qu’on en a CONSCIENCE (contrairement aux personnages de la pièce qui eux, ne ne le voient pas). Je peux reconnaître les émotions que cela génère : la peur, la résignation et autres émotions éventuelles, et mieux comprendre ce qui se passe en moi. Je peux devenir plus libre, en comprenant au-delà de mes émotions parfois difficiles, mes comportements, mes croyances. Je peux être dans la reconnaissance de ce je vis dans l’instant présent : une généralisation (pensée) déclenche une émotion désagréable. Le mental qui généralise tout simplement pour nous faire (re)connaître vite une situation, pour que l’on apprenne, que l’on se mette en sécurité… fait son travail, mais je ne suis plus autant prisonnière de ses effets.

 

Quoi ? il va falloir que je fasse attention à toutes les généralisations que fait mon cerveau ?” Heu… qui a dit toutes ? On n’y fait attention que lorsqu’une émotion difficile nous met en garde que quelque chose ne va pas. Si tout va bien, pourquoi s’en préoccuper ?

 

Alors, que pensez-vous de la généralisation ? N’hésitez pas à en parler dans les commentaires si vous le désirez. La prochaine fois, j’évoquerai la roue du changement et son lien avec la généralisation

 

Belle réflexion à ceux que cela amuse

 

Blandine

Prendre son temps

fleur de lotus





Prendre le temps



Lorsque je lisais, il y a quelques années, les articles de magazines qui conseillaient astucieusement de prendre son temps, je me sentais souvent dubitative sur la possibilité réelle d’avoir le temps de s’arrêter. J’étais même parfois ronchonne devant ces belles pensées qui me semblaient irréalisables…

Pourtant lorsque j’étais petite, je savais le faire. A chaque moment important pour moi, je prenais le temps de m’arrêter quelques secondes🐢 pour respirer l’ambiance, mémoriser le moment, comme si le temps d’une respiration, je faisais entrer le souvenir à l’intérieur de moi. Je me rappelle très bien de cela. Je pense en y réfléchissant que j’écoutais intensément mes émotions à ce moment là. Je ressentais pleinement la joie d’un moment de jeu avec une amie juste avant que cela s’arrête. C’était une habitude…

Et puis j’ai oublié😞. Je me suis mise à faire des choses, puis à courir, sans plus prendre aussi souvent le temps de “goûter” la vie. Car c’est de cela qu’il s’agissait. Aujourd’hui pourtant je sais de nouveau le faire, et j’ai le temps de le faire. Pourquoi donc ce changement ? Je fais un peu moins de choses c’est vrai, mais pas tant que cela. Alors qu’est-ce qui a bien pu changer?

Et bien, je pense que ce qui nous permet d’avoir ce temps, d’être plus dans le moment présent, c’est le fait de ne plus résister à ce qui est, de ne pas nous juger,  et non pas le fait d’avoir trop d’activités. Je m’explique:

Imaginez que vous devez faire votre travail, puis vos courses, puis allez chercher les enfants à l’école, puis faire à manger, puis reprendre des dossiers, un peu de ménage et puis… bon ça suffit pour aujourd’hui. Quand je me levais avec la tête remplie dès le matin de toutes ces choses à faire, avec l’angoisse de ne pas bien les faire, l’angoisse d’être en retard, l’angoisse de décevoir, l’angoisse de ne pas avoir fait ma part des choses pour ne pas pénaliser ceux qui m’entourent (au niveau familial ou professionnel), et bien je n’avais pas de temps. C’est même allé jusqu’à avoir l’impression d’être dans une spirale infernale🌀 que l’on ne peut plus maîtriser. Par contre, maintenant, en étant beaucoup plus dans ce que je fais au moment où je le fais “sans penser”, j’observe que ma concentration est plus grande, mon énergie moins dispersée et j’effectue tâche après tâche en étant dans le temps de chacune d’elle. Et cela change les choses radicalement. Pour chaque tâche, je peux ressentir le plaisir (ou le déplaisir) de la faire, je peux ressentir ma fatigue, mon élan, et dire beaucoup plus facilement non à certaines choses, pour dire un grand OUI à d’autres… C’est exactement ce qui se passe lorsque vous êtes concentré.e sur une activité que vous appréciez. Vous ne voyez plus le temps [passer]. D’ailleurs on dit à ce moment là que l‘on est dans ce que l’on fait, n’est-ce pas ? Et bien, la course du temps, quand revient-elle ? lorsque vous vous dites qu’il faut encore que vous fassiez cela (le fameux “il faut-tu dois” que l’on apprend à défaire dans la formation Communication Consciente, bienveillante, claire et apaisée), la course du temps revient lorsque vous culpabilisez d’avoir passer autant de temps à faire ce que vous aimez, bref, la course du temps est liée au fonctionnement de votre mental ! et pas au nombre de tâches que vous faites.

La question n’est donc pas “où vais-je trouver le temps ?” mais “comment être dans le temps de chaque tâche ?”, comment rester dans l’instant présent ? ou encore pour commencer : qu’est-ce qui m’empêche dans mon propre fonctionnement de rester dans le moment présent? que me chuchote mon mental?

Et bien je vous laisse, si ceci vous intéresse, le temps d’y réfléchir.😘 N’hésitez pas à partager votre réflexion dans les commentaires, elle sera certainement utile à nous tous !

En attendant, très modestement, voici une petite vidéo “maison” pour un peu de “zénitude” en ce mois de novembre.

Le partage est une aide précieuse 😉🙏

Permanence crise

Permanence Corona Virus (Gratuit)

Pour le mois de novembre 2020 :

Soin Reiki à distance : 

mercredi 11 novembre de 8h30 à 9h

jeudi 19 novembre de 22h à 22h30

Pour ce faire, envoyez-moi simplement vos noms et prénoms par sms au 06 76 93 47 36 et la séance à laquelle vous souhaitez participer

A l’heure de démarrage, installez-vous simplement dans votre chambre, ou sur un canapé dans un endroit où vous serez tranquille. Pas besoin de téléphone ou autre. Juste laissez faire. 

Le partage est une aide précieuse 😉🙏

Reiki à distance – séance de groupe offerte

Séance Reiki (Gratuit)

Bonjour à tous,

Je vous propose de nouveau une séance de groupe de Reiki à distance, gratuite, mercredi 9 septembre à 21h30:

Pour ce faire, envoyez-moi simplement vos noms et prénoms par sms au 06 76 93 47 36 en disant que vous êtes intéressé.e par le Reiki à distance

A 21h30, installez-vous simplement dans votre chambre, ou sur un canapé dans un endroit où vous serez tranquille. Pas besoin de téléphone ou autre. Juste laissez faire. La séance se terminera à 22h.

Je vous rappelle que contrairement aux séances à distance individuelles, je ne vous rappellerai pas quand je commence, ni quand je finis (l’horaire est fixée) et je ne peux non plus donner d’indication sur mes ressentis (puisque la séance n’est pas individuelle). 

Bien à vous

Blandine  🥰 

Le partage est une aide précieuse 😉🙏

Communication Consciente

Qu'est-ce que l'hypersensibilité ?

Communication Consciente

Cela fait maintenant (déjà ?) 9 ans que je forme des personnes à ce que j’ai appelé la communication bienveillante, claire et apaisée. Neuf années que je découvre jour après jour mon propre fonctionnement. Comme une rivière sinueuse de plus en plus profonde, qui finit par rejoindre l’océan, ce chemin m’émerveille chaque jour un peu plus. Je suis pleine de gratitude envers la Vie qui permet cela. Il n’y a rien à comprendre, juste ressentir et observer, laisser la Vie se faire…et juste prendre conscience! Et cette prise de Conscience est comme un raz de marée, un soleil, une pluie, toute la richesse des émotions. La communication est bienveillante parce qu’elle est claire. Claire comme de l’eau de source. Cette clarté la rend bienveillante, et cette bienveillance – envers soi-même peut-être plus encore qu’envers les autres – la rend apaisée. Mais au-delà de cela, c’est une commnuication consciente, j’irais même jusqu’à parler de Communication Conscience.

C’est pourquoi il me semble juste de la renommer : La Communication Consciente permet la conscience de Soi, la découverte de son propre fonctionnement, de comprendre que le fonctionnement de l’autre est le même que le nôtre, et de retrouver dans la paix du coeur l’unité de fonctionnement de deux êtres humains, au-delà des couches qui nous séparent, et dont nous devenons également conscient.e.

C’est avec bonheur que je partage, à distance (une petite nouveauté😉) aussi bien qu’en présentiel cette découverte de Soi, des autres, de la communication, de nos fonctionnement, pour une vie plus libre, plus apaisée, plus heureuse. Merci à tous ceux qui m’ont permis d’avancer sur ce chemin, grâce à leurs questions, mais aussi simplement grâce à leur présence. Ce partage soulève toujours mon coeur de joie. 

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Nous avons perdu la contemplation

Qu'est-ce que l'hypersensibilité ?

Nous avons perdu la contemplation

Là, maintenant, lorsque je lis le titre de cet article que je viens d’écrire, mon coeur est triste. Nous avons perdu la contemplation ! Et je ressens à quel point cela peut faire souffrir. Y avez-vous déjà pensé ? Avez-vous fait le lien entre les maux du monde et la contemplation ?

Quelque chose m’a “sauté au visage” l’autre jour. J’écoutais les informations et je ne me rappelle plus exactement, mais je crois que les journalistes parlaient de George Floyd. A vrai dire, d’où ma réflexion est partie n’est pas très important, tant il y a d’autres exemples dans le monde qui nous montrent à quel point la contemplation est importante. Supposons que “l’affaire Georges Floyd” soit le point de départ, voici le cheminement que j’ai eu :

Lorsque je m’occupais du D.U. E=MC2 à l’Université de Franche Comté, j’avais l’habitude de dire à quel point chaque stagiaire de la formation était unique. Vous êtes unique, quel que soit votre mode de fonctionnement, vos pensées, vos actions, vous êtes unique parmi 7,5 milliards d’individus sur Terre (chiffre de 2017). 

Lorsque mes enfants se comparaient, je leur disais : “Est-ce qu’une jacinthe est plus belle qu’une rose, une marguerite, ou une tulipe ? Chaque fleur est belle dans sa nature, alors pourquoi vous comparer?” Après, il y aura toujours des personnes qui préféreront les tulipes, et d’autres les marguerites, en fonction de ses souvenirs d’enfance, de sa sensibilité olfactive,… et de tant d’autres critères qui ne dépendent pas de la fleur ! La fleur s’occupe-t’elle de celui qui la regarde ? Avez-vous déjà vu un champ de fleurs sauvages ? Comme c’est beau toute cette diversité ? Avez-vous déjà vu un bosquet d’arbres ? un étang ?

Je suis certaine que vous avez déjà, au moins une fois dans votre vie, eu votre coeur qui s’ouvrait devant la beauté de quelque chose. A ce moment, si le temps s’arrête, s’il n’y a pas de jugement de quoi que ce soit, il y a contemplation.

J’aime beaucoup les définitions données par le Larousse pour le mot “contempler”. Cela me fait sourire de voir que notre être se reflète dans ces définitions  :

  • Regarder longuement quelque chose, quelqu’un avec beaucoup d’attention, en s’absorbant dans cette observation : Contempler le ciel.
  • Regarder quelque chose avec admiration : D’ici vous pouvez contempler ce magnifique paysage.
  • Regarder quelque chose, quelqu’un d’une certaine manière, l’observer, le voir sous l’effet de tel ou tel sentiment : Contempler avec horreur les débris d’un avion écrasé.
  • Considérer une situation, un état dans tous leurs aspects, dans toute leur étendue, en prendre pleinement conscience : Contempler l’ampleur du désastre.

https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/contempler/18557

Amusant n’est-ce pas ? La contemplation neutre sans jugement est associée à un exemple agréable (contempler le ciel) puis le jugement vient (avec admiration) et on descend du ciel vers la Terre. Et ensuite l’analyse du mental intervient et les exemples sont nettement moins drôles vous ne trouvez pas ? Quand on regarde l’étymologie de contempler on retrouve ces deux orientations « regarder en s’absorbant dans la vue de l’objet » et « regarder attentivement; considérer par la pensée » https://www.cnrtl.fr/etymologie/contempler

Remarquez que l’on retrouve encore et toujours notre double fonctionnement “cerveau droit” et “cerveau gauche” ( 😉 aux personnes qui ont suivi ma formation sur la créativité l’année dernière 😊 ). Quoi qu’il en soit, lorsque je parlais du fait que nous avions perdu la contemplation, je voulais dire que nous avion perdu la capacité de “regarder en s’absorbant dans la vue de l’objet”, sans aucun jugement, le coeur calme, et l’esprit ouvert. Une méditation en soi.

Quelle est le lien entre le départ de mon histoire et la contemplation ? Et bien il s’agit d’apprendre à observer sans juger. Dans mes formations, je cite parfois Krishnamurti : 

“la plus haute forme de l’intelligence humaine est la capacité d’observer sans évaluer”

Même si je n’aime pas trop cette formulation qui peut passer aussi pour un jugement ou un reproche (quand on évoque le mot “intelligence”, les réactions sont souvent fortes), je comprends à quel point la contemplation, cette capacité à être juste là, sans jugement, présent.e et attentif.ve à ce qui est, est quelque chose de difficile si on ne s’y exerce pas. C’est pourtant une qualité fondamentale qui pourrait changer le monde! En effet, à force de contemplation, à force d’habitude dans cet état contemplatif, alors il vient obligatoirement un jour ou l’autre une réflexion:

si nous sommes capable d’admirer la beauté d’une prairie pleine de fleurs sauvages, de reconnaître à quel point la vie est belle dans cette diversité, comment se fait-il que nous ne soyons pas capable d’admirer la beauté de l’humanité dans toute sa diversité? Pourquoi notre coeur ne s’ouvre-t-il pas de la même façon? y aurait-il une différence entre la façon de percevoir une fleur et un être humain? Des explications à cela, il y en a plein; mais si au lieu de vouloir expliquer le monde, on se mettait à le contempler ?

Le partage est une aide précieuse 😉🙏

Reiki à distance – séance de groupe offerte

modèle ondes gravitationnelles

Séance Reiki (Gratuit)

Bonjour à tous,

Ayant un peu plus de disponibilité, je vous propose de nouveau une séance de groupe de Reiki à distance, gratuite, jeudi 9 juillet à 21h30:

Pour ce faire, envoyez-moi simplement vos noms et prénoms par sms au 06 76 93 47 36

A 21h30, installez-vous simplement dans votre chambre, ou sur un canapé dans un endroit où vous serez tranquille. Pas besoin de téléphone ou autre. Juste laissez faire. La séance se terminera à 22h.

Je vous rappelle que contrairement aux séances à distance individuelles, je ne vous rappellerai pas quand je commence, ni quand je finis (l’horaire est fixée) et je ne peux non plus donner d’indication sur mes ressentis (puisque la séance n’est pas individuelle). 

Bonne soirée 

Blandine  🥰 

Le partage est une aide précieuse 😉🙏

Un petit sondage pour m’aider

Grosse question

Un petit sondage pour m'aider

Aujourd’hui, j’ai besoin d’un peu d’aide. De plus en plus de personnes souhaitent se former à la Traverse, soit en Communication Consciente (bienveillante, claire et apaisée), soit sur d’autres formations. Je m’en réjouis grandement bien-entendu, parce que chaque partage en formation est une grande joie pour moi et que j’aspire à partager avec vous ce qui m’a changé la vie (en mieux 😁 ).

Cependant actuellement la situation est complexe. J’ai beaucoup évolué pendant ces quelques mois de confinement, me sentant prête à publier bien en avance toutes les formations que je fais. Cependant, avec le confinement, et l’incertitude sur la façon dont nous allons nous organiser cet automne et cet hiver, (toutes les structures universitaires et scolaires se préparent à un éventuel reconfinement, même partiel), je me pose moi-même certaines questions. De plus, certain.e.s d’entre vous souhaitent suivre des formations à distance dues à l’éloignement de votre résidence avec la Traverse. En dehors des habituelles questions d’emploi du temps (week-end, mercredi ou semaine), se pose alors la question distance ou non ?

Je sais déjà que je ne souhaite pas faire les formations de Reiki et de Lahochi à distance à cause des initiations.  Pour les autres formations, MOODLE me permet de faire des formations à distance complètes et interactives. Je souhaite vraiment pouvoir y voir plus clair pour publier mon calendrier en fonction de VOS besoins.

C’est pourquoi je serais très heureuse si vous pouviez répondre à ce questionnaire (que vous souhaitiez ou non faire une formation, c’est juste statistique).


    à distanceà La Traversemixteça m'est égal


    3h/semaine le soir sur 4 semaines3h/semaine en week-end sur 4 semainesTout le week-end, comme en présentielAutre


    un week-endmercredi et jeudidimanche et lundivendredi et samedi

    Avec tous mes remerciements pour votre participation !

    Le partage est une aide précieuse 😉🙏

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    Le partage est une aide précieuse :)